Faust au village

Faust au village

Recueil de sept nouvelles, dont trois publiées en 1950, composées, pour certaines, dans les haltes, les pauses et les marges du Hussard sur le toit, ces histoires sont presque toutes de sang et de mort… "Ce sang que nous avons tous envie de faire verser, de faire répandre et de faire ruisseler. Le sang des autres dans lequel se trouve toute notre liberté"… "Nous nous délectons à des choses lugubres et tristes… Il est agréable de penser à la mort des autres." Giono fait ainsi monologuer quelques personnages qui l'accompagnent pendant qu'il rédige le Hussard. La mort d'un riche fermier fait s'entre-tuer les héritiers (de la main gauche), alors qu'il n'est pas encore en terre. Une veuve règle ses aigreurs familiales en faisant savoir ou non aux parents et voisins le décès de son mari. Deux autres nouvelles ont un reflet diabolique : une croix qui saccage une maison, un auto-stoppeur qui pourrait être une figure du diable. Leur cadre est très familier à l'auteur qui y a situé entre autres Un roi sans divertissement : pays de montagne, de neige, région de Mens et de Tréminis, l'extrême sud de l'Isère. Giono apparaît une fois de plus comme un extraordinaire nouvelliste, au-delà de tout réalisme, dans une sorte de tragédie noire et rouge, dominée de bout en bout par un style superbe.

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About the author

Jean Giono

Jean Giono est né le 30 mars 1895 à Manosque en Haute-Provence. Son père, italien d’origine, était cordonnier, sa mère, repasseuse. Après des études secondaires au collège de sa ville natale, il devient employé de banque jusqu’à la guerre de 1914, qu’il traverse comme simple soldat. En 1919, il retourne à la banque. En 1920, il épouse une amie d’enfance, Élise. Ils auront deux filles, Aline et Sylvie. Lorsqu’en 1930 la banque qui l’emploie ferme sa succursale de Manosque et lui offre une situation ailleurs, il choisit de rester dans sa ville, et de quitter tout à fait la banque pour la littérature. Il fut aussi historien et scénariste. Dans l’œuvre de Giono, la nature tient une grande place. Il a toujours aimé les arbres. Quand il était petit, il allait se promener en compagnie de son père. Tous deux emportaient dans leurs poches des glands qu’ils plantaient dans la terre à l’aide de leur canne, en espérant qu’ils deviendraient de superbes chênes. Jean Giono est mort le 9 octobre 1970.

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