La Cerisaie

La Cerisaie

GAEV, ouvrant une autre fenêtre. Le jardin est tout blanc. Tu n’as pas encore oublié, Liouba ? Cette longue allée s’en va tout droit, comme une courroie tendue, elle brille par les nuits de lune. Tu t’en souviens ? Tu n’as pas oublié ? LIOUBOV ANDRÉEVNA, regarde le jardin par la fenêtre. Oh, mon enfance, ma pureté! Je dormais dans cette chambre d’enfants, d’ici je voyais le jardin, le bonheur se réveillait avec moi tous les matins, et le jardin était comme il est là, rien n’a changé… Si je pouvais enlever ce poids de ma poitrine, de mes épaules, si je pouvais oublier mon passé !

GAEV Oui, le jardin sera vendu pour dettes, aussi étrange que cela puisse paraître.

Détails du livre

À propos de l'auteur

Anton Tchékhov

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